Thérèse André-Abdelaziz dans la revue Terri(s)toires

Thérèse André-Abdelaziz a plusieurs plumes à son arc

L'écrivaine Thérèse André-Abdelaziz. L’écrivaine Thérèse André-Abdelaziz.
Elle joue avec les mots depuis qu’elle les connaît. La romancière nantaise Thérèse André-Abdelaziz est entrée en écriture comme on entre en religion et n’en est plus jamais sortie. Depuis, entre ses quatre enfants et ses nombreux déménagements, elle a pris le temps d’en explorer toutes les formes : contes, poèmes, romans, nouvelles, faits de société, pièces radiophoniques et théâtrales…
« Je suis née peu avant la seconde moitié du siècle précédent, à Sévérac, près de Redon« , indique pudiquement Thérèse André-Abdelaziz. D’aussi loin qu’elle se souvienne, elle a toujours été « dans l’urgence d’écrire. Si je n’écris pas, je suis amputée, je suis pauvre !« , affirme-t-elle. De ses 5 à 17 ans, elle a vécu à Guérande. « Jusqu’à mes 11-12 ans, j’étais abonnée à La Semaine de Suzette*. Dans l’un des numéros, les lectrices devaient raconter leurs vacances. Issue d’une famille modeste, je n’avais pas l’habitude de partir en vacances. Alors j’ai inventé une journée en mer passée avec un pêcheur. Je leur ai envoyé le texte et il a été publié. C’est à ce moment-là que j’ai découvert le pouvoir des mots« , se souvient la romancière. Un pouvoir qu’elle teste aussi à la radio. « Le samedi matin, ma mère écoutait l’émission « Interdit aux plus de 16 ans ». Une annonce proposait aux auditeurs d’envoyer des synopsis de pièces radiophoniques. Maman m’a dit : « Tu pourrais le faire ! » Alors je me suis lancée. » L’essai est concluant : trois de ses pièces sont diffusées à l’antenne.

« Les bonnes sœurs m’ont appris la comptabilité« 

Une belle victoire pour celle qui n’a pas eu la chance de rester sur les bancs de l’école aussi longtemps qu’elle l’aurait souhaité. « J’avais deux ans d’avance à l’école. J’aurais pu entrer en 6e au collège public de La Baule. Mais pour mon père, qui était très pieux, une école sans Dieu n’était pas une école ! Et même avec des bourses, mes parents ne pouvaient assumer les frais d’internat. » Elle se retrouve donc en école ménagère rurale à Kerguénec, mais ne s’y sent pas à sa place. Son père lui propose alors de rester à la maison avec sa mère pour l’aider à élever ses frères et sœurs. « Nous étions huit à la maison et j’étais l’aînée« , explique-t-elle. « J’ai accepté à une condition : que je suive des cours par correspondance. » En parallèle, elle ne s’arrête jamais d’écrire. « J’ai sorti un recueil de poèmes en 1964 : Verseau mon ombre, aux éditions Nouveaux Cahiers de Jeunesse. Le recueil des poèmes de mes 20 ans…« , glisse-t-elle. « J’ai appris la sténographie, la dactylographie et la comptabilité grâce aux bonnes sœurs. Ça ne m’intéressait pas beaucoup, mais c’était le seul moyen d’obtenir un CAP. »

Doubs, Haute-Savoie et installation à Nantes

La jeune femme déménage à Saint-Nazaire et se marie. Ses deux premiers enfants naissent dans cette ville portuaire. « Mon mari travaillait dans un garage automobile. Il était mécano puis est devenu vendeur de voitures neuves. Nous sommes partis vivre à Vannes pour son travail. » Son troisième enfant naît là-bas. Les déménagements se succèdent : »Blois, le Doubs – où ma dernière fille est née – puis la Haute-Savoie pendant 18 ans. Mon mari avait ouvert une affaire là-bas, et moi j’y travaillais en tant que secrétaire. J’ai aussi été pigiste pour plusieurs journaux pendant 10 ans. » En 1993, Thérèse André-Abdelaziz s’installe à Nantes. « Je voulais me rapprocher de mes racines et de mes parents, qui vivaient en Vendée. » Elle multiplie les projets et les romans. En 2002, elle obtient une bourse d’aide à l’écriture théâtrale, attribuée par la Direction musique danse théâtre spectacles du ministère de la Culture. « Cela m’a permis de participer à une résidence d’écriture à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon en 2003, dont un mois au Centre national des écritures du spectacle. J’ai tant envoyé de demandes de bourses et de résidences pendant plus de 20 ans que je n’y croyais plus. Et puis, la persévérance a payé ! » te à en vivre encore mille autres !« , lâche-t-elle d’une voix douce.* Revue pour enfants dédiée aux filles, publiée en France de 1905 à 1960, célèbre pour avoir fait apparaître le personnage de Bécassine. L’article complet est ICI …. Un extrait de son livre ICI

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